Confiné(e)s

Cela peut paraitre curieux mais j'ai beaucoup aimé ma vie de confinée, du temps pour moi, être à l'écoute de mon corps, de mon coeur, agir en conscience et avec le coeur et non la raison dictée. Comme la vie est belle, tellement belle et je suis heureuse et émue aujourd'hui d'en être consciente. Aujourd'hui, avec la BPCO de mon mari et les risques pour lui, nous ne sommes pas encore vraiment dé-confinés. Personnellement je me sens protégée, je suis sereine dans ma bulle où seul les plus belles choses m'accompagnent et je ne suis pas inquiète de rencontrer et partager à nouveau. Mon mari est encore stressé par les informations. Je le laisse revenir à son rythme dans une vraie vie avec familles et amis. Tes chants et ta musique nous accompagnent très souvent (dans la maison et au jardin) en journée et le soir en méditation. Merci de tous ces merveilleux cadeaux, je vous aime, je nous aime. (C.)

Dans ma campagne en privilégiée, j'ai vécu le confinement merveilleusement bien, dans l'apaisement par les méditations et les balades en nature, entre autres… Je me sens presque indécente de dire cela, en comparaison des drames et difficultés vécus par nombre d'humains. Mais voilà, mettons le paquet pour accueillir, ouvrir, transformer, transmuter, et comme vous le dites, créer notre Nouveau Monde à l'image de qui nous sommes. .(M.)

J'avoue qu'il m'a fallu 3 jours pour accepter d'être bloquée à la maison, alors que je venais une semaine plus tôt de retrouver une liberté, suite à l’arrêt de la chimiothérapie. Puis, j'ai vu les cadeaux. Mon corps avait déjà pu récupérer un peu. J'avais du temps devant moi, un temps sans contraintes, sans rendez-vous, rien que pour moi. Enfin le temps de m'occuper de moi, de plus m'écouter, de partir à la découverte de moi, de mes ombres, ces facettes de soi-même que je ne voulais pas voir, pas reconnaître, pour les accueillir, les aimer. Je reconnais enfin que je suis fatiguée, je ne peux plus continuer à tout faire comme avant, lâcher le "il faut", que j'ai besoin de plus de temps pour moi, seule. Je me suis observée, cela m'a permis de reconnaître que j'étais dure avec moi-même, que je m'étais donnée plein de principes et au fil du temps j'ai réalisé que je devenais plus souple, je lâchais. Les personnes à risque comme moi, vu l'âge et la maladie, devaient rester chez eux, c'était fortement recommandé. J'ai la chance d'habiter en campagne, près d'une forêt dans laquelle je pouvais m'évader pratiquement chaque jour en choisissant les heures où peu de monde se promenait. J'ai goûté le silence, le chant des oiseaux, le brouhaha des rivières pleines de la fonte des neiges et l'éclosion de la nature… .(C.)